Guide des droits et des démarches administratives
Infirmier : conditions d'accès et d'exercice en FranceFiche pratique
Définition
L’infirmier est un professionnel de santé dont les missions sont définies par le Code de la santé publique. Il exerce une activité de soins, de prévention, de coordination et d’éducation en santé, dans le respect des règles professionnelles et déontologiques.1. Réalisation, organisation et évaluation des soinsL’infirmier réalise des soins infirmiers visant à maintenir ou restaurer la santé des personnes. À ce titre, il :met en œuvre des soins relevant de son rôle propre, notamment en matière de prévention, d’évaluation clinique, de surveillance et de confort
réalise des soins sur prescription médicale ou dans le cadre de protocoles, incluant les actes techniques (injections, perfusions, pansements, prélèvements, etc.)
participe aux soins de premier recours, notamment dans une logique d’accès aux soins et de continuité des prises en charge
évalue les besoins du patient et adapte les soins en conséquence.
l’accompagnement physique, psychologique et social
l’information, le conseil et le soutien des patients et de leur entourage
l’éducation thérapeutique et la participation à l’autonomie des personnes.
participant aux actions de prévention, dépistage et promotion de la santé
intervenant dans des programmes d’éducation à la santé
participant à la gestion des crises sanitaires et à la continuité du service public de santé
il coordonne les interventions des différents professionnels de santé
il assure la continuité et la sécurité des soins
il constitue un interlocuteur privilégié pour le patient, sa famille et les équipes soignantes.
les infirmiers peuvent voir leurs compétences élargies, notamment en matière de prescription encadrée, de renouvellement de traitements ou de réalisation d’actes spécifiques.
certains exercent en pratique avancée (IPA) avec des compétences renforcées en suivi de patients, en coordination et en adaptation des traitements.
il participe à la formation initiale et continue des étudiants et professionnels
il veille à l’actualisation de ses pratiques selon les données acquises de la science
il peut participer à des activités de recherche en sciences infirmières
il assure la gestion du dossier de soins et la traçabilité des actes
il participe à la planification et à l’organisation des soins
en exercice libéral, il assure également la gestion administrative et financière de son activité
établissements de santé (publics ou privés)
structures médico-sociales,
exercice libéral (cabinet ou domicile)
santé scolaire, santé au travail, structures de prévention, etc.
Référence : Code de la santé publique : article L1411-11
Référence : Code de la santé publique : article L4311-1
Accès
La profession d’infirmier est réglementée. Cela signifie donc que certaines conditions concernant la formation et l’inscription (ou la déclaration) auprès de l’Ordre national des infirmiers doivent être remplies.Si ces conditions ne sont pas respectées, l’exercice de la profession d’infirmier est illégal. Il s'agit d'une usurpation de titre punie d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende.Pour exercer le métier d’infirmier en France, l’intéressé doit détenir les qualifications nécessaires.
La reconnaissance de ces qualifications est déterminée notamment en fonction de la zone géographique où le diplôme a été obtenu.
Des procédures spécifiques de reconnaissance de ces qualifications peuvent être nécessaires en fonction de la nationalité : français, ressortissant d'un État de l'Union européenne (UE) ou de l'Espace économique européen (EEE), ressortissant d'un État tiers.
Pour exercer le métier d’infirmier, il est obligatoire d’être titulaire d’un diplôme d’État d'infirmier (DEI).
La formation au diplôme d’État d'infirmier a une durée de 3 ans, et repose sur l’alternance entre théorie (travaux dirigés et travaux personnels guidés) et pratique (formation clinique sous forme de stages).
La formation au DEI est dispensée par les Instituts de formation en soins infirmiers (IFSI) :
Ministère chargé de l'enseignement supérieur et de la rechercheEn 2026, il existe 337 IFSI en France.
L’infirmier de nationalité française ayant obtenu son diplôme dans un État membre de l’Union européenne (UE), de l'Espace économique européen (EEE) ou en Suisse, peut , selon les cas bénéficier d’une reconnaissance automatique ou devoir engager une démarche spécifique pour la reconnaissance professionnelle de son diplôme en France :
L’infirmier français ayant obtenu son diplôme dans un État membre de l’Union européenne (UE), de l'Espace économique européen (EEE) ou en Suisse peut exercer en France grâce à la directive 2005/36/CE du Parlement européen et du Conseil du 7 septembre 2005.
À noter
Pour retrouver la liste des diplômes permettant d’accéder à la reconnaissance automatique des qualifications professionnelles pour les infirmiers, il convient de se référer au cas du ressortissant de l’UE/EEE présenté dans cette fiche.Pour exercer en France, il doit donc faire une demande d’inscription auprès du Conseil Départemental ou Interdépartemental de l’Ordre des Infirmiers de son lieu d’exercice professionnel :
Différentes pièces justificatives devront être jointes au dossier dont la copie du diplôme d’infirmier du pays dans lequel il a été obtenu.
À noter
Il n’est pas possible de déposer de demande dans plusieurs conseils départementaux ou interdépartementaux de l’Ordre des infirmiers.Tout diplôme obtenu en dehors d’un État membre de l’Union européenne (UE), de l'Espace économique européen (EEE) ou en Suisse n’est pas reconnu en France.
Il existe une spécificité pour les personnes ayant obtenu leur diplôme d’infirmier au Québec. En effet, l’Ordre des infirmiers et infirmières du Québec (OIIQ) et l’Ordre des infirmiers de France ont conclu un Arrangement de Reconnaissance Mutuelle (ARM) des qualifications professionnelles.
En tant que titulaire d’un diplôme infirmier du Québec, il est possible d’obtenir une autorisation d’exercice en France, en faisant une demande auprès du Conseil national de l’Ordre des infirmiers.
L’infirmier ressortissant membre de l’Union européenne (UE), de l'Espace économique européen (EEE) ou la nationalité Suisse a deux possibilités :
soit il décide de s'installer en France en vue d'un exercice permanent (on parle de libre établissement)
soit il décide d’exercer temporairement et occasionnellement sa profession d’infirmier en France (on parle de libre prestation de services)
Diplômes automatiquement reconnus
Les diplômes, certificats et titres automatiquement reconnus pour l'exercice de la profession d’infirmier en France sont les suivants :
Pays |
Titre du diplôme |
Organisme qui délivre le diplôme |
Titre professionnel |
Date de référence |
|---|---|---|---|---|
Allemagne |
Zeugnis über die staatliche Prüfung in der Krankenpflege |
Staatlicher Prüfungsausschuss |
Gesundheits- und Krankenpflegerin/Gesundheits- und Krankenpfleger |
29/06/1979 |
Andorre |
Bàtxelor en infermeria (Bachelor en soins infirmiers) |
Universitat d'Andorra |
Infermer / Infermera |
- |
Autriche |
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01/01/1994 |
Belgique |
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29/06/1979 |
Bulgarie |
Диплома за висше образование на образователно-квалификационна степен «Бакалавър» с професионална квалификация «Медицинска сестра» |
Университет |
Медицинска сестра |
01/01/2007 |
Chypre |
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Νοσηλευτής(τρια) Γενικής Νοσηλευτικής |
01/05/2004 |
Croatie |
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01/07/2013 |
Danemark |
Bevis for uddannelsen til professionsbachelor i sygepleje |
Professionshøjskole |
Sygeplejerske |
29/06/1979 |
Espagne |
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01/01/1986 |
Estonie |
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õde |
01/05/2004 |
Finlande |
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Sairaanhoitaja / Sjukskötare |
01/01/1994 |
France |
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Le ministère de la santé |
Infirmier(ère) |
29/06/1979 |
Grèce |
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Διπλωματούχος ή πτυχιούχος νοσοκόμος, νοσηλευτής ή νοσηλεύτρια |
01/01/1981 |
Hongrie |
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Ápoló |
01/05/04 |
Irlande |
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Registered General Nurse (RGN) |
29/06/1979 |
Italie |
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29/06/1979 |
Lettonie |
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Māsa |
01/05/2004 |
Lituanie |
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Bendrosios praktikos slaugytojas |
01/05/2004 |
Luxembourg |
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Infirmier |
29/06/1979 |
Malte |
Lawrja jew diploma fl-istudji tal-infermerija |
Università ta’ Malta |
Infermier Registrat tal-Ewwel Livell |
01/05/2004 |
Pays-Bas |
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Verpleegkundige |
29/06/1979 |
Pologne |
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Instytucja prowadząca kształcenie na poziomie wyższym uznana przez właściwe władze |
Pielegniarka |
01/05/2004 |
Portugal |
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Enfermeiro |
01/01/1986 |
République Tchèque |
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Všeobecná sestra |
01/05/2004 |
Roumanie |
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Asistent medical generalist |
01/01/2007 |
Royaume-Uni |
A qualification approved by the Nursing and Midwifery Council or one of its predecessor bodies as attesting to the completion of training required for general nurses by Article 31 and the standard of proficiency as required for registration as a Registered Nurse – Adult in its register |
Education institutions approved by the Nursing and Midwifery Council or one of its predecessor bodies |
Registered Nurse – Adult |
29/06/1979 |
Slovaquie |
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Sestra |
01/05/2004 |
Slovénie |
Diploma, s katero se podeljuje strokovni naslov ‘diplomirana medicinska sestra / diplomirani zdravstvenik’ |
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Diplomirana medicinska sestra/Diplomirani zdravstvenik |
01/05/2004 |
Suède |
Sjuksköterskeexamen |
Universitet eller högskola |
Sjuksköterska |
01/01/1994 |
Suisse |
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Pflegefachfrau, Pflegefachmann Infirmière, infirmier Infermiera, infermiere |
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Diplômes listés obtenus avant la date de référence
Un diplôme délivré dans un État membre de l’UE/EEE avant la date de référence fixée pour cet état, peut permettre d’exercer en France, à condition que le diplôme soit accompagné d’une attestation confirmant que le bénéficiaire remplit toutes les conditions prévues par la directive 2005/36/CE.
Cette attestation doit être délivrée par l’autorité compétente de l'État d’origine et certifier :
soit que le diplôme est conforme à la réglementation européenne (Directive 2005/36/CE relative à la reconnaissance des qualifications européenne)
soit que le titulaire du diplôme a exercé de façon effective et licite la profession d’infirmier pendant 3 années consécutives au cours des 5 années précédant la délivrance de l’attestation
Diplômes obtenus dans les anciennes républiques soviétiques
Les diplômes d’infirmier responsable de soins généraux délivrés par l’ancienne Tchécoslovaquie, l’ancienne Union soviétique ou l’ancienne Yougoslavie, ainsi que les formations commencées avant la date d’indépendance de la République tchèque, de la Slovaquie, de l’Estonie, de la Lettonie, de la Lituanie, de la Croatie ou de la Slovénie, peuvent être reconnus en France à condition d’être accompagnés d’une attestation émise par l’État successeur compétent (République tchèque ou Slovaquie pour l’ancienne Tchécoslovaquie ; Estonie, Lettonie ou Lituanie pour les titres de formation délivrés par l’ancienne Union soviétique ; Croatie ou Slovénie pour les titres de formation délivrés par l’ancienne Yougoslavie).
Cette attestation doit certifier que le titre de formation a la même validité juridique que les diplômes actuellement délivrés dans cet État.
Diplômes obtenus en Pologne ou en Roumanie
Les diplômes délivrés pour une formation d’infirmier commencée en Pologne avant la date de référence (01/05/2004) ne sont pas conformes aux exigences européennes. Ils peuvent toutefois être reconnus en France si l’autorité compétente polonaise délivre une attestation confirmant que l’intéressé a exercé de façon effective et licite la profession d’infirmier responsable des soins généraux en Pologne pendant les durées minimales fixées par arrêté du ministre chargé de la santé.
Si le diplôme polonais est délivré avant avant la date de référence (01/05/2004) mais que la formation est terminée avant cette date, il peut être reconnu en France à condition que le titre de formation comporte un programme spécial de revalorisation lui permettant d’être assimilé à un titre figurant dans le tableau.
Le diplôme d’infirmier délivré par la Roumanie avant la date de référence (01/01/2007) et donc non conforme aux exigences européennes ne peut être reconnu en France sauf :
si le diplôme atteste que que l’intéressé a exercé de façon effective et licite, pendant au moins trois années consécutives au cours des cinq années précédant l’attestation, les activités d’infirmier responsable des soins généraux
ou si le titulaire du diplôme a suivi un programme spécial de mise à niveau validé par l’autorité compétente roumaine
Cas particulier des diplômes ne figurant pas dans l’annexe de la Directive 2005/36/CE
Les diplômes d’infirmier de l’UE/EEE qui ne figurent pas dans le tableau ne bénéficient pas de la reconnaissance automatique. Ils peuvent toutefois permettre d’exercer en France la profession d’infirmier :
si l’État de l’UE ou de l’EEE qui a délivré le diplôme le reconnait comme équivalent aux diplômes figurant dans le tableau (Cas 1)
si l’infirmier réussit une épreuve d’aptitude ou un stage d’adaptation (Cas 2)
Cas 1 : reconnaissance par un État de l'UE/EEE
Les diplômes d’infirmier de l’UE/EEE qui ne figurent pas dans le tableau peuvent permettre d’exercer en France s’ils sont accompagnés d’une attestation délivrée par l’État qui a délivré le diplôme. Cette attestation doit certifier que le titre de formation sanctionne une formation conforme aux exigences minimales prévues par la réglementation européenne et qu’il est assimilé, dans cet État, aux diplômes figurant dans la liste. Dans ce cas, la reconnaissance du diplôme est automatique.
Cas 2 : épreuve d’aptitude ou stage d’adaptation
Lorsqu’un diplôme délivré dans un État de l’UE/EEE ne permet pas de bénéficier de la reconnaissance automatique, l’intéressé peut demander une autorisation d’exercice (AE) en France dans le cadre du système général de reconnaissance des qualifications professionnelles.
La Dreets examine alors la formation et l’expérience professionnelle du candidat et les compare aux exigences du diplôme d’État d’infirmier français.
Si d’importantes différences de formation sont constatées, l’autorité administrative peut imposer une mesure de compensation, qui peut prendre l’une des formes suivantes :
une épreuve d’aptitude
ou un stage d’adaptation réalisé dans un établissement de santé
Après réussite de l’épreuve ou validation du stage d’adaptation, l’autorisation d’exercer la profession d’infirmier en France peut être accordée.
À noter
Pour contester la non-reconnaissance du diplôme d’infirmier, un recours peut être déposé sur la plateforme européenne Solvit.Soumettre une plainte à Solvit
Commission européenneLes ressortissants d'États membres de l'Union européenne (UE) ou parties à l'accord sur l'Espace économique européen (EEE), peuvent exécuter des actes professionnels à titre temporaire et occasionnel en France. Cela s'applique également aux sociétés qui exercent légalement leurs activités d’infirmier dans un de ces États, autre que la France.
Pour exercer la profession d’infirmier de manière temporaire et occasionnelle en France, l’intéressé doit exercer la profession d’infirmier responsable des soins généraux dans un État membre de l’UE ou de l’EEE.
L'exécution de ces actes nécessite une déclaration préalable. Il n’a donc pas besoin d’être inscrit au tableau de l’Ordre des infirmiers.
Pour effectuer sa déclaration préalable, il doit déposer un dossier de déclaration de réalisation de prestations de services en France auprès du Conseil national de l’ordre des infirmiers :
La déclaration préalable doit être adressée avant la première prestation de services.
À compter de la réception de la déclaration, le conseil national de l’Ordre dispose d’un mois pour informer le prestataire qu’il peut débuter la prestation de services sans vérification préalable de ses qualifications professionnelles.
Lorsque la vérification des qualifications professionnelles de l’intéressé est nécessaire, le conseil national doit lui informer qu’il doit se soumettre à une épreuve d’aptitude afin de démontrer qu’il a acquis les connaissances et les compétences manquantes. S’il satisfait à ce contrôle, la prestation de services peut débuter dans le mois suivant la décision relative à l’épreuve d’aptitude. Dans le cas contraire, il est informé qu’il ne peut pas débuter la prestation de services.
Dans un délai d’un mois à compter de la réception de la déclaration, le conseil national doit également informer le prestataire des raisons de ce retard, en lui indiquant les pièces et informations manquantes.
La décision est prise dans les 2 mois suivant la résolution de la difficulté et, au plus tard, dans un délai de 3 mois à compter de la date à laquelle le prestataire a été informé de l’existence de la difficulté.
En l’absence de réponse du conseil national de l’Ordre dans ces délais, la prestation de services peut débuter.
Le caractère temporaire et occasionnel de la prestation de services est apprécié au cas par cas, notamment en fonction de sa durée, de sa fréquence, de sa périodicité et de sa continuité.
Une fois la déclaration préalable validée par le Conseil national de l’ordre des infirmiers, l’infirmier prestataire de services est soumis aux conditions d'exercice de la profession, aux règles professionnelles applicables en France et à la juridiction disciplinaire de l’Ordre des infirmiers.
L’infirmier prestataire de services doit obligatoirement renouveler sa déclaration une fois par an s’il compte fournir des services de manière temporaire ou occasionnelle en France au cours d’une nouvelle année.
SOLVIT intervient notamment en matière de reconnaissance des qualifications professionnelles.
Le recours à SOLVIT est possible si les 2 conditions suivantes sont réunies :
L'Administration publique d’un État de l’UE n’a pas respecté les droits que la législation européenne lui confère en tant que citoyen ou entreprise d’un autre État de l’UE.
Une action judiciaire n'a pas encore été initiée (le recours administratif n’est pas considéré comme tel).
À l’issue d'un délai de 10 semaines, SOLVIT présente une solution :
Si cette solution règle le différend portant sur l’application du droit européen, la solution est acceptée et le dossier est clos.
S'il n’y a pas de solution, le dossier est clos comme non résolu et renvoyé vers la Commission européenne.
Le ressortissant d'un État qui ne fait pas partie d'un État de l’Union européenne (UE) ou de l’Espace économique européen (EEE) doit demander une autorisation individuelle d’exercice (AE).
La procédure varie en fonction du pays qui a délivré le diplôme :
Si le diplôme a été obtenu dans un État de l’UE ou de l'EEE, la Commission d'autorisation d'exercice (CAE) peut être directement saisie.
La demande d'autorisation d'exercice (AE) doit être déposée de façon dématérialisée auprès de la Dreets de la région dans laquelle l’intéressé souhaite exercer. La demande est adressée au préfet de région via la DREETS régionale :
À noter
Plusieurs régions passent par une démarche en ligne « Démarches simplifiées » (le formulaire varie selon la région).La Dreets examine alors la formation et l’expérience professionnelle du candidat et les compare aux exigences du diplôme d’État d’infirmier français.
Une fois le dossier complet, il est généralement présenté devant une commission régionale d’autorisation d’exercice (CRAE)qui étudie le niveau de formation et l’expérience professionnelle du candidat.
La commission émet un avis à la DREETS, qui prend ensuite la décision finale d’autoriser ou non l’exercice en France. Cette autorisation, si elle est accordée, vaut pour l’ensemble du territoire français sans limitation géographique.
L’avis rendu peut également exiger le suivi d’un stage d’adaptation en établissement agréé ou une épreuve d’aptitude évaluant les compétences manquantes.
Si d’importantes différences de formation sont constatées, la commission peut imposer une mesure de compensation, qui peut prendre l’une des formes suivantes :
une épreuve d’aptitude
ou un stage d’adaptation réalisé dans un établissement de santé
Après réussite de l’épreuve ou validation du stage d’adaptation, l’autorisation d’exercer la profession d’infirmier en France peut être accordée.
Un diplôme, certificat ou titre n’ayant pas été délivré par un État membre de l'UE ou un État partie à l’EEE peut permettre d’exercer la profession d’infirmier, dès lors :
qu’il a été reconnu par un de ces États et que son titulaire a acquis une expérience professionnelle de 3 années à temps complet dans cet État, et attesté par celui-ci
que le titulaire est ressortissant d’un État tiers marié à un citoyen de l’UE ou titulaire du statut de résident de longue durée ou du statut de réfugié, et que son diplôme est délivré par un État tiers et reconnu par un État membre de l’UE
Par exemple, un ressortissant hors UE de nationalité marocaine, titulaire d’un diplôme d’État d’infirmier obtenu au Maroc, reconnu par l’Espagne (où il a exercé trois ans à temps complet comme infirmier diplômé), peut demander une autorisation d’exercice en France.
Le respect de ces conditions permet d’ouvrir le droit à déposer une demande d’autorisation d’exercice (AE) en France, mais n’implique pas une reconnaissance automatique du diplôme.
La demande d’autorisation d’exercice (AE) doit être déposée auprès de la Dreets de la région dans laquelle l’intéressé souhaite exercer. La demande est adressée au préfet de région via la DREETS régionale :
À noter
Plusieurs régions passent par une démarche en ligne « Démarche numérique » (le formulaire varie selon la région).La DREETS examine alors la formation et l’expérience professionnelle du candidat et les compare aux exigences du diplôme d’État d’infirmier français.
Une fois le dossier complet, il est généralement présenté devant une commission régionale d’autorisation d’exercice (CRAE) qui étudie le niveau de formation et l’expérience professionnelle du candidat.
À noter
Selon la situation de l’intéressé, la procédure peut demander des justificatifs de séjour (visa long séjour, etc.).La commission émet un avis à la DREETS, qui prend ensuite la décision finale d’autoriser ou non l’exercice en France. Cette autorisation, si elle est accordée, vaut pour l’ensemble du territoire français sans limitation géographique.
L’avis rendu peut également exiger le suivi d’un stage d’adaptation en établissement agréé ou une épreuve d’aptitude évaluant les compétences manquantes.
Si d’importantes différences de formation sont constatées, la commission peut imposer une mesure de compensation, qui peut prendre l’une des formes suivantes :
une épreuve d’aptitude
ou un stage d’adaptation réalisé dans un établissement de santé
Après réussite de l’épreuve ou validation du stage d’adaptation, l’autorisation d’exercer la profession d’infirmier en France peut être accordée.
Il s’agit de démarches pouvant prendre plusieurs mois voire années. L’objectif est de vérifier que le niveau de compétences est équivalent au diplôme d’État infirmier français.
Il existe toutefois une situation permettant à l’intéressé d’accéder plus facilement à la profession d’infirmier, notamment s’il a obtenu un diplôme d’infirmier au Québec :
Il existe une spécificité pour les personnes ayant obtenu leur diplôme d’infirmier de type baccalauréat au Québec. En effet, l’Ordre des infirmiers et infirmières du Québec (OIIQ) et l’Ordre des infirmiers de France ont conclu un Arrangement de Reconnaissance Mutuelle (ARM) des qualifications professionnelles.
En tant que titulaire d’un diplôme infirmier du Québec, il est possible d’obtenir une autorisation d’exercice en France, en faisant une demande auprès du Conseil national de l’Ordre des infirmiers.
Si aucune de ces conditions précitée n’est remplie, l’intéressé doit reprendre ses études pour avoir un diplôme reconnu et pouvoir exercer en France.
Pour cela, il doit se présenter aux épreuves de sélection d’entrée aux instituts de formation en soins infirmiers (IFSI) afin d’obtenir le diplôme d’État d’infirmier (DEI).
La durée d’étude supérieures avant obtention du diplôme est de 3 ans. Une dispense de scolarité de 2 ans au lieu de 3 ans, peut être accordée par le directeur de l’IFSI, après avis de son conseil technique. La décision est prise au regard du niveau de la formation initiale détenue par le candidat.
La maîtrise du français (niveau B2 minimum) est requise pour intégrer un IFSI et réussir la formation d’infirmier.
Pour en savoir plus sur l’inscription en IFSI en tant que ressortissant d’un État tiers, il est possible de consulter cette fiche :
Ministère chargé de l'enseignement supérieur et de la rechercheLorsque l’intéressé est déjà titulaire d’un diplôme hors UE/EEE en médecine ou en maïeutique (sage-femme) ou titulaire du diplôme de formation approfondie en sciences médicales, il est autorisé à se présenter directement au jury du diplôme d'Etat d'infirmier, sous conditions :
Les personnes titulaires d'une autorisation permettant l'exercice de la profession de médecin ou de maïeuticien en France ou à l'étranger et les personnes titulaires du diplôme de formation approfondie en sciences médicales sont autorisées à se présenter directement au jury du diplôme d'Etat d'infirmier, lorsqu'ils remplissent les conditions suivantes :
1° Avoir validé les unités d'enseignement UE 3.1. S1 et UE 3.1. S2 " Raisonnement et démarche clinique infirmière dans les conditions prévues par le référentiel de formation annexé au présent arrêté ;
-
2° Avoir réalisé deux stages à temps complet de soins infirmiers d'une durée totale de quinze semaines permettant la validation de l'acquisition des compétences 1,2,4 et 9 définies à l'annexe II du présent arrêté. Par dérogation, les personnes titulaires d'une autorisation permettant l'exercice de la profession de maïeuticien en France ou à l'étranger doivent avoir réalisé un stage d'une durée de cinq semaines permettant la validation de l'acquisition des compétences 1 et 4 définies à l'annexe II du présent arrêté.
Les modalités des stages sont fixées par le directeur de l'établissement après décision de la section compétente pour le traitement pédagogique des situations individuelles des étudiants.
3° Avoir réalisé et validé un travail écrit et personnel de 15 à 20 pages, soit 50 000 signes environ, centré sur une problématique propre à la profession d'infirmier.
3° Avoir réalisé et validé un travail écrit et personnel de 15 à 20 pages, soit 50 000 signes environ, centré sur une problématique propre à la profession d'infirmier.
La personne titulaire d’un diplôme hors UE/EEE en médecine ou en maïeutique peut faire des études d’infirmier de manière accélérée (6 mois), en effectuant des stages en milieu hospitalier.
Pour ce faire, l’intéressé doit se présenter directement au jury du diplôme d’État d’infirmier lorsqu’il remplit les 3 conditions suivantes :
Avoir validé les unités d'enseignement UE 3.1. S1 et UE 3.1. S2 " Raisonnement et démarche clinique infirmière dans les conditions prévues par le référentiel de formation annexé à l’arrêté du 31 juillet 2009 relatif au diplôme d’État d’infirmier.
Avoir réalisé 2 stages à temps complet de soins infirmiers d'une durée totale de 15 semaines permettant la validation de l'acquisition des compétences 1,2,4 et 9 définies à l'annexe II de l’arrêté du 31 juillet 2009 relatif au diplôme d’État d’infirmier. Il existe une dérogation pour les personnes titulaires d'une autorisation permettant l'exercice de la profession de maïeuticien en France ou à l'étranger : ils doivent avoir réalisé un stage d’une durée de 5 semaines permettant la validation de l'acquisition des compétences 1 et 4 définies à l'annexe II de l’arrêté.
Avoir réalisé et validé un travail écrit et personnel de 15 à 20 pages, soit 50 000 signes environ, centré sur une problématique propre à la profession d'infirmier.
L’intéressé doit joindre à sa demande auprès de l’établissement de formation de son choix les pièces justificatives suivantes :
Copie d’une pièce d’identité
Diplôme original détenu et l’autorisation d’exercice concernée
Curriculum vitae (CV)
Lettre de motivation
Pour s’inscrire, il faut présenter un dossier de candidature et passer un oral devant un jury composé du directeur de l’IFSI, du coordinateur pédagogique et d’un cadre de santé. Cet oral sert à évaluer le niveau de français, la motivation et le projet professionnel.
Pour exercer la profession d’infirmier en France, deux situations doivent être distinguées et dépendent du statut du professionnel :
D’une part, tout infirmier diplômé en France doit obligatoirement être inscrit au tableau de l’Ordre des infirmiers. Une fois inscrit, l’infirmier a le droit d’exercer sur l’ensemble du territoire national.
D’autre part, le ressortissant d’un État membre de l’Union européenne (UE), de l'Espace économique européen (EEE) ou Suisse, titulaire d’un diplôme reconnu dans son pays, peut exercer en France sans inscription au Tableau, dans le cadre d’une activité temporaire ou occasionnelle. Il doit alors effectuer une déclaration de libre prestation de services (LPS) auprès de l’Ordre national des infirmiers avant de pouvoir exercer.
Tout infirmier souhaitant exercer la profession de manière permanente en France doit s’inscrire au tableau de l’Ordre des infirmiers.
1. Inscription au tableau de l’Ordre
L’infirmier doit donc procéder à son inscription au tableau du conseil départemental de l’Ordre des infirmiers du lieu de son exercice professionnel :
Cette inscription constitue la condition essentielle permettant l’exercice de la profession. Elle permet à l’Ordre de vérifier que le professionnel respecte les conditions nécessaires à l’exercice, notamment :
la possession du diplôme ou de l’autorisation requise
le respect des principes de moralité et de probité (en accédant au bulletin numéro 2 du casier judiciaire)
la maîtrise de la langue française et du système des poids et mesures
l’absence d’état pathologique rendant dangereux l’exercice
l’adhésion aux règles déontologiques de la profession
Lors de son inscription, l’infirmier doit déclarer avoir pris connaissance du code de déontologie et s’engager par écrit et sous serment à le respecter.
À noter
Chaque infirmier ne peut être inscrit que sur une seule liste départementale, mais cette inscription ne limite pas géographiquement les possibilités d’exercice sur le territoire français.Suite à l’envoi du dossier jugé complet par le professionnel, le conseil départemental prononce l’inscription dans un délai maximal de 3 mois. Une fois l’inscription confirmée, le professionnel reçoit une notification d’inscription dans la semaine.
Le silence gardé par le conseil départemental de l'Ordre des infirmiers sur une demande d'inscription au tableau de l'Ordre vaut décision de rejet.
La décision de refus d’inscription peut faire l’objet d’un recours hiérarchique devant le conseil (inter)régional de l’Ordre des infirmiers, dans un délai d’un mois à compter de la notification de la décision.
Si la décision rendue par le conseil (inter)régional ne lui est pas favorable, l'intéressé peut former un recours devant le Conseil national de l'Ordre des infirmiers.
En dernier recours, si le Conseil national de l'Ordre des infirmiers confirme le refus d'inscription, un recours contentieux peut être exercé devant le Conseil d'État dans un délai de 2 mois à compter de la notification de cette décision.
2. Attribution du numéro RPPS
Dès que l’inscription au tableau du conseil départemental de l’Ordre des infirmiers est validée, l’infirmier se voit automatiquement attribuer un numéro RPPS. Ce numéro unique, personnel et national, remplace l’ancien identifiant ADELI.
Le numéro RPPS permet notamment :
d’identifier le professionnel dans toutes ses démarches administratives et numériques
d’accéder aux services en ligne sécurisés, comme l’application e‑CPS et la carte professionnelle de santé (CPS)
de certifier son enregistrement officiel auprès de l’Ordre et, par extension, son droit légal à exercer
L’attribution du numéro RPPS est automatique et incluse dans le processus d’inscription à l’Ordre : aucun enregistrement supplémentaire auprès des agences régionales de santé (ARS) n’est nécessaire.
À noter
Dès réception de ce numéro, l’infirmier peut activer ses outils numériques via l’application e-CPS et l’utiliser dans sa pratique professionnelle.Pour en savoir plus sur l’application e-CPS :Application mobile e-CPS (accès aux services numériques de santé en mobilité)
Agence du numérique en santéLa carte professionnelle de santé (CPS) existe également sous forme physique. Il s’agit d’une carte à puce physique utilisée avec un lecteur, tandis que la e-CPS constitue sa version dématérialisée sur smartphone. Chacune peut être utilisée indépendamment, mais elles reposent sur la même identité professionnelle et donnent accès aux mêmes services numériques de santé.
3. Paiement de la cotisation ordinale à l’Ordre
Une fois inscrit à l’ordre, l’infirmier est redevable d’une cotisation annuelle fixée par le conseil national de l’Ordre des infirmiers. Cette cotisation est obligatoire.
Pour connaître le montant de la cotisation, il faut se reporter à la grille de cotisation suivante :
Ordre national des infirmiersL’Ordre national des infirmiers met également à disposition une FAQ relative à la cotisation ordinale :
Ordre national des infirmiersLe caducée ordinal est adressé après encaissement de la cotisation.
L’infirmier ressortissant de l’UE ou de l’EEE qui souhaite exercer temporairement ou occasionnellement en France doit faire une déclaration de libre prestation de services auprès du Conseil national de l’Ordre des infirmiers, avant la première prestation de services :
Une fois la phase de déclaration faite, le dossier est transmis au conseil national de l’Ordre national des infirmiers.
Le conseil est exclusivement composé d’infirmiers élus qui vérifient le diplôme, les titres, la moralité, les éventuels contrats ainsi que le niveau de connaissance linguistique.
Le conseil national de l’Ordre des infirmiers prononce ou non l’enregistrement de la prestation de services dans un délai d’un mois à compter de la réception du dossier complet.
Dès réception de la notification d’inscription, l’infirmier peut commencer à exercer sur le territoire français.
Lorsque l’examen du dossier met en évidence une difficulté susceptible de provoquer un retard de sa décision (dossier incomplet, vérification des qualifications, etc.), le conseil national informe le prestataire des raisons du retard et dispose au plus tard d’un délai maximal de 3 mois à compter du moment où le prestataire a été informé de l’existence de la difficulté. En l’absence de réponse du conseil dans les délais impartis, la prestation de services peut débuter.
Le prestataire occasionnel et temporaire n’est pas soumis à l’obligation de s’enregistrer au répertoire RPPS et n’est pas redevable de la cotisation ordinale. Il doit toutefois s’assurer que son assurance responsabilité civile professionnelle couvre l’exercice de sa profession sur le territoire français dans le cadre d’une libre prestation de services.
Exercice
Nous vous présentons les obligations et démarches à accomplir pour l'exercice libéral. Il implique le respect de diverses obligations et démarches administratives :L’exercice de la profession d’infirmier, qui relève d’une profession libérale réglementée, doit s’effectuer dans des conditions compatibles avec les exigences professionnelles et déontologiques.
L’activité peut être exercée :
dans un local à usage professionnel
dans un local à usage mixte (habitation et professionnel), sous réserve que le bail ou le règlement de copropriété ne s’y oppose pas
au domicile du patient
Lorsque l’activité implique l’accueil de patients, le local doit être adapté à cet usage, notamment en termes d’accessibilité, de confidentialité et de sécurité des soins et stérilisation des dispositifs médicaux et d’élimination des déchets de soins.
À noter
Un local d’habitation peut être transformé en local professionnel, sous réserve du respect des règles d’urbanisme du règlement de copropriété et, le cas échéant, de l’obtention de l’autorisation de changement d’usage.Dans certaines communes (notamment celles de plus de 200 000 habitants, Paris et les communes de la petite couronne sauf zones franches urbaines), une autorisation préalable de changement d’usage du local d’habitation en locale professionnel peut être requise.Zonage infirmier et conditions d’installation
L’installation des infirmiers libéraux conventionnés est soumise à des règles de régulation définies par la convention nationale conclue avec l’Assurance maladie.
Le territoire est divisé en plusieurs zones, en fonction du niveau de dotation en infirmiers :
zones très sous-dotées
zones sous-dotées
zones intermédiaires
zones très dotées
zones sur-dotées
Les conditions d’installation varient selon la zone :
Zones sous-dotées et très sous-dotées : l’installation est facilitée et peut ouvrir droit à des aides financières.
Zones intermédiaires et très dotées : l’installation est libre (sous réserve, dans certaines zones en périphérie de zones sur-dotées, de réaliser au moins les deux tiers de l’activité dans la zone d’installation).
Zones sur-dotées : l’installation n’est possible que dans des conditions particulières, notamment : Remplacement d’un infirmier cessant définitivement son activité dans la zone ou reprise d’un cabinet existant.
À savoir
Ces règles conditionnent l’accès au conventionnement avec l’Assurance maladie. Il est indispensable de consulter la cartographie actualisée avant toute installation.Cartosanté met à disposition un ensemble d'indicateurs sur chaque territoire pour cibler le lieu d'installation :
L’infirmier peut exercer :
sous le régime conventionné avec l’Assurance maladie
hors convention
1. Conventionnement
Pour être conventionné, l’infirmier doit déclarer son activité auprès de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) de son lieu d’exercice, notamment en transmettant une attestation d’inscription au tableau de l’Ordre.
Après validation, il adhère à laconvention nationale des infirmières et infirmiers libéraux, qui fixe les conditions d’exercice, les modalités de facturation et les tarifs applicables.
Les actes sont facturés conformément à la Nomenclature générale des actes professionnels (NGAP).
L’infirmier est affilié au régime des praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés (PAMC).
L’Assurance Maladie permet de déposer un dossier d’installation en libéral :
2. Exercice non conventionné
L’infirmier non conventionné fixe librement ses honoraires. Les actes ne sont pas pris en charge par l’Assurance maladie.
Le choix de la forme juridique d’exercice est une étape déterminante.
Il conditionne les modalités d’organisation de l’activité, le régime fiscal et social, ainsi que les conditions d’exercice au regard des règles professionnelles.
L’infirmier peut exercer :
à titre individuel (libéral)
en commun, dans le cadre de structures juridiques (sociétés ou groupements)
en qualité de salarié dans une structure publique ou privée (hôpital, clinique, EHPAD, etc.)
sous forme mixte (cumul activité libérale et salariée)
À noter
Le recours au salariat d’infirmiers est possible dans certains cadres, notamment en société, sous réserve du respect des règles déontologiques, en particulier l’indépendance professionnelle dans la réalisation des actes de soins et ne doit pas conduire à un exercice commercial de la profession.Quel que soit le statut choisi, l’infirmier doit notamment :
être inscrit au tableau de l’Ordre
souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle
respecter le code de déontologie de la profession
Attention
Lorsque l’infirmier exerce en société (SELARLU, SELASU, SCP, SISA, etc.), la société elle-même doit faire l’objet d’une inscription distincte au tableau de l’Ordre.L’infirmier peut exercer seul son activité sous la forme libérale. Il s’agit d’une activité libérale réglementée. Il a le choix entre plusieurs formes juridiques.
1. Entreprise individuelle
Un infirmier qui exerce seul, réalise des soins et facture ses actes. Cela qui implique nécessairement un cadre juridique, même en l’absence de formalités complexes. Dans la majorité des cas, il s’agit du statut d’entreprise individuelle.
L’infirmier libéral ne peut pas exercer sous le régime de la micro-entreprise. En effet, son activité réglementée relève du régime social des professions de santé, avec une affiliation à la CARPIMKO, ce qui exclut l’application du régime micro-BNC.
2. SELARLU
La société d’exercice libéral à responsabilité limitée unipersonnelle (SELARLU) est une forme juridique destinée aux professions libérales réglementées. Elle combine le statut de la société d’exercice libéral (SEL) et celui de l’entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL), permettant à un seul associé d’exercer sous une structure sociétale.
La SELARLU reprend les règles de la SARL, adaptées aux exigences des professions libérales. L’associé unique, personne physique exerçant la profession, détient la totalité du capital social. La société doit respecter les règles déontologiques et les conditions d’agrément propres à la profession.
Cette structure offre une responsabilité limitée, protégeant le patrimoine personnel de l’associé.
3. SELASU
La société d’exercice libéral par actions simplifiée unipersonnelle (SELASU), est une forme juridique française permettant à un professionnel libéral d’exercer son activité dans le cadre d’une société commerciale à associé unique. Elle combine les avantages de la société par actions simplifiée (SASU) et du régime des sociétés d’exercice libéral (SEL).
La SELASU permet aux professions libérales réglementées d’exercer sous une structure sociétaire tout en conservant leur indépendance professionnelle. L’associé unique détient la totalité des actions et exerce les pouvoirs d’un président de société.
La responsabilité de l’associé est limitée au montant de ses apports, protégeant ainsi son patrimoine personnel.
L’infirmier a la possibilité d’exercer son activité en commun, impliquant une mise en commun de l’activité et des honoraires. Les associés exercent ainsi la profession via la création d’une société :
Pour cela, il a plusieurs possibilités :
1. SEL
L’infirmier peut créerune SEL (société d’exercice libéral) : la société peut prendre différentes formes :
SELARL (société d'exercice libéral à responsabilité limitée ) : il s’agit d’une SEL calquée sur le modèle de la SARL. Ce statut s’adresse principalement aux infirmiers qui souhaitent bénéficier du régime social des travailleurs non salariés (TNS) afin de réduire le montant des cotisations sociales, tout en conservant une structure juridique relativement simple pour exercer leur activité libérale.
SELAS (société d'exercice libéral par actions simplifiée), calquée sur le modèle de la SAS. Ce statut s’adresse principalement aux infirmiers qui recherchent une protection sociale plus élevée grâce au régime assimilé-salarié et qui disposent d’un chiffre d’affaires suffisant pour supporter des cotisations sociales plus importantes.
SELCA (société d’exercice libéral en commandite par actions) : il s’agit d’une SEL sous la forme d’une SCA.
SELAFA (société d’exercice libéral à forme anonyme) : il s’agit d’une SEL sous la forme d’une SA.
2. SCP
L’infirmier a également la possibilité de créer une SCP (société civile professionnelle). Il s’agit d’une société civile permettant à plusieurs professionnels d’exercer en commun la même profession, avec mise en commun des moyens, de la patientèle et des honoraires, lesquels sont perçus par la société puis répartis entre les associés.
L’infirmier doit être inscrit à titre personnel à l’Ordre, et la société d’exercice doit également faire l’objet d’une inscription.
L’infirmier qui souhaite exercer en individuel n’est pas forcément seul. Il peut décider d’exercer en groupe, mais sans partage d’honoraires. Il a, là encore, plusieurs possibilités :
1. SCM
Il peut créer uneSCM (société civile de moyens) : dans ce type de société, les infirmiers exercent chacun leur activité à titre individuel, en toute indépendance et sous leur propre responsabilité. La SCM n’a pas pour objet l’exercice de la profession, mais uniquement la mise en commun de moyens matériels ou de services (locaux, matériel, secrétariat, etc.) afin de faciliter l’activité de ses membres. Chaque associé conserve sa propre patientèle et perçoit directement ses honoraires, tout en participant aux charges de la société selon les modalités prévues entre les associés.
À noter
Dans la SCM, les infirmiers sont responsables personnellement de leurs actes, tandis que les gérants sont responsables, individuellement ou solidairement selon les cas, envers la société ou envers les tiers, soit des infractions aux lois et règlements, soit de la violation des statuts, soit des fautes commises dans leur gestion.L’Ordre des infirmiers donne accès à un modèle de statuts ainsi qu’à un modèle de statuts commenté pour une SCM :
Ordre national des infirmiers2. Collaboration libérale entre infirmiers
L’infirmier peut également opter pour la collaboration libérale entre infirmiers. Cette collaboration repose sur un contrat entre un infirmier titulaire et un infirmier collaborateur. Le collaborateur exerce la profession de manière indépendante au sein du cabinet du titulaire, sous sa propre responsabilité et en conservant l’intégralité de ses honoraires. En contrepartie de l’utilisation des moyens du cabinet et de son organisation, le collaborateur verse généralement une redevance au titulaire.
L’Ordre des infirmiers met à disposition un modèle de contrat de collaboration ainsi qu’un contrat de collaboration commenté :
Ordre national des infirmiers3. Contrat d’exercice à frais communs (ou convention de partage de frais)
L’infirmier peut opter pour un contrat d’exercice à frais communs. Le contrat d’exercice à frais communs (ou convention de partages de frais) est une convention par laquelle plusieurs infirmiers libéraux exerçant à titre individuel mutualisent leurs charges d’exploitation (local, matériel, secrétariat, personnel…) sans mise en commun de la patientèle, ni des honoraires, chacun conservant son indépendance professionnelle et sa propre patientèle.
Cette convention relève du droit commun des contrats et doit respecter l’interdiction de compérage et du partage d’honoraires prohibé par les règles déontologiques infirmières.
En outre, la convention devra impérativement prévoir une clé objective de répartition des frais (non indexée sur le chiffre d’affaires de chacun, sous peine de requalification en partage d’honoraires déguisé).
Enfin, elle devra rester distincte de toute organisation pouvant s’assimiler à une structure d’exercice en commun au risque d’une requalification en société créée de fait.
L’Ordre des infirmiers met à disposition des modèles pour l’exercice en commun hors société :
Ordre national des infirmiersL'infirmier libéral a la possibilité de conclure un contrat de travail avec un autre infirmier qui aura la qualité de salarié, ce qui implique l’existence d’un lien de subordination juridique à l’égard de son employeur.
Le salariat d'un infirmier par un confrère libéral est autorisé par l'avenant 6 à la convention nationale des infirmiers libéraux (article 12) :
il doit justifier auprès de l’organisme local d’assurance maladie de rattachement d’une activité professionnelle de 18 mois, soit un totale de 2400 heures de temps de travail effectif, dans les 6 années précédant l’exercice en tant que salarié d’un confrère libéral.
cette activité doit avoir été réalisée dans un établissement de soins, une structure de soins ou au sein d’un groupement de coopération sanitaire tels que définis à l’article 8 A. : "Principes" de l’avenant 6.
L'infirmier salarié devra se référer à cet avenant pour connaître toutes les démarches nécessaires.
Le cadre général de la relation de travail est soumis au respect du Code du travail, au Code de la santé publique, au Code de déontologie des infirmiers, et éventuellement à la convention collective qui s’applique au secteur d’activité de l’entreprise. L’employeur a l’obligation de respecter cette convention. L’intitulé de la convention collective doit figurer sur le bulletin de paie.
Selon le secteur d’activité auquel appartient l’employeur, plusieurs conventions collectives peuvent trouver à s’appliquer :
Convention collective nationale du personnel des cabinets médicaux(IDCC 1147)
Convention collective nationale des services de prévention et de santé au travail interentreprises (IDCC 897)
Un permet de rechercher sa convention collective avec le nom de l'entreprise ou son numéro Siret.
Le professionnel doit procéder à l'immatriculation de l'entreprise. Cette procédure doit être effectuée en ligne sur le site du Guichet des formalités des entreprises :
L’immatriculation de l’entreprise est une formalité ayant pour effet de donner une existence juridique à l'entreprise.
Cette déclaration permet d’informer l’ensemble des organismes concernés par le lancement de l'activité (Insee, organismes sociaux, Urssaf, centre des finances publiques, etc.).
Dès que la demande d'immatriculation est acceptée, l'Insee attribue :
Un numéro Siren : il correspond à l’identifiant national de l’entreprise. Ce numéro est délivré à l’entreprise lors de son inscription au répertoire SIRENE. Ce répertoire recense l’identité de toutes les entreprises établies en France quel que soit leur statut. Il permet d’accéder à toutes les informations juridiques et financières qui correspondent à l’entreprise. Le Siren est composé de 9 chiffres, attribués par l’INSEE, dans le cadre de l’immatriculation de l’entreprise. Chaque numéro est unique et correspond à une seule entreprise.
-
Un numéro Siret : il est attribué par l’Insee lors de l’inscription de l’entreprise au répertoire SIRENE (registre national). Le numéro Siret est composé de 14 chiffres dont :
les 9 premiers correspondent au numéro SIREN. Ils identifient l’entreprise au travers de la personne morale qui est responsable de sa gestion
les 5 derniers correspondent au Numéro Interne de Classement (NIC) : ce sont ces 5 derniers chiffres du Siret qui vont le différencier du Siren.
C’est également lors de l’enregistrement de l’entreprise que l’Insee attribue au professionnel son code APE (8690D pour l’activité d’infirmier).
Pour réaliser les démarches de déclaration de début d’activité, l’Urssaf met à disposition un guide étape par étape :
UrssafÀ noter
Pour en savoir plus sur la création d’entreprise, il est possible consulter notre dossier « Je crée » dans lequel figurent différentes fiches dédiées au lancement de l’entreprise et notamment les formalités d’immatriculation d’une société ou d’une entreprise individuelle.Lorsque l’exercice est réalisé via une société d’exercice (SCP, SEL, etc.), la société doit faire l’objet d’une inscription au tableau de l’Ordre national des infirmiers :
Toute demande d’inscription d’une société (SCP, SEL, etc.), doit être présentée collectivement, signée par tous les associés, et adressée au conseil (inter)départemental dans lequel le siège de la société est implanté par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, ou déposée sur place contre récépissé.
Attention
Les SCM (sociétés civiles de moyens) n’ont pas d’obligation d’inscription au tableau de l’Ordre car elles n’exercent pas directement la profession.Le dossier de demande d’inscription comporte un formulaire à remplir et des pièces requises réglementairement. L’Ordre statuera sur la demande d’inscription dans un délai maximum de trois mois à compter de la réception du dossier complet.
L’Ordre met à disposition des formulaires de demande d’inscription au Tableau de l’Ordre, spécifiques aux sociétés.
Pour les SCP :
Formulaire de demande d’inscription d’une société civile professionnelle (SCP) au Tableau de l’Ordre national des infirmiers
Accéder au formulairePour les SEL :
Formulaire de demande d’inscription d’une société d’exercice libéral (SEL) au Tableau de l’Ordre national des infirmiers
Accéder au formulairePour les SPFPL :
Formulaire de demande d’inscription d’une société de participation financière des professions libérales (SPFPL) au Tableau de l’Ordre national des infirmiers
Accéder au formulairePour les SISA :
Formulaire de demande d’inscription d’une société interprofessionnelle de soins ambulatoires (SISA) au Tableau de l’Ordre national des infirmiers
Accéder au formulaireLes infirmiers ont l’obligation de souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle (RCP) avant de commencer d’exercer.
Cela concerne tous les infirmiers, qu’ils exercent de façon temporaire ou permanente, et qu’ils soient :
infirmiers libéraux
infirmiers associés d’une société d’infirmiers
étudiants infirmiers
À savoir
Les infirmiers salariés au sein d’un établissement de santé ne sont, quant à eux, pas dans l’obligation de souscrire une assurance RCP. Ils sont en effet couverts par l’assurance de l’établissement qui les emploie.La RCP couvre les différents risques liés à la pratique de l’activité professionnelle (blessure d’un patient ou d’un collègue de travail, endommagement du matérial médical, etc.).
Elle garantit également les dommages causés à des tiers dans le cadre de l’exercice de l’activité :
Mauvais dosages de médicaments
Mauvaises manipulations lors de l’auscultation d’un patient
Accidents causés par le matériel médical
Accidents causés par une négligence ou une omission
Accidents liés à un mauvais conseil ou une mauvaise appréciation
Attention
Les professionnels qui ne respectent pas cette obligation de s’assurer s’exposent à des sanctions tant pénales (amende pouvant aller jusqu’à 45 000 €) que disciplinaires (interdiction d’exercice de l’activité d’infirmier). À toutes ces sanctions s’ajoute également le risque de devoir assumer personnellement des dommages et intérêts.Selon le mode d’exercice de votre activité, il peut également être utile de souscrire une assurance auto ou encore une assurance pour un local professionnel. Pour en savoir plus, consultez notre fiche sur les assurances de la société.
L’activité de l’infirmier relève du régime des « PamC », qui est le régime social des travailleurs indépendants exerçant une profession de santé en tant que Praticiens ou Auxiliaires Médicaux Conventionnés.
Pour connaître toutes les règles concernant ce régime social, il est possible de consulter la fiche relative au régime des « PamC ».
L’infirmier doit régler des cotisations sociales auprès de l’Urssaf dès le début de son activité.
Toutefois, en pratique, aucune cotisation ni contribution sociale n’est exigée pendant les 90 premiers jours qui suivent le lancement de son activité.
Les revenus n'étant pas encore connus au démarrage de l’activité, les cotisations sont d’abord calculées sur une base forfaitaire pendant les 2 premières années (aux mêmes taux que ceux qui s’appliquent en cours d’activité). Elles sont ensuite ajustées et régularisées en fonction des revenus réels de l’année d’exercice.
À noter
Les cotisations sont obligatoirement payées en ligne de l'une des façons suivantes :Soit chaque mois : le paiement s’effectue le 5 ou le 20 de chaque mois, par prélèvement automatique.Soit chaque trimestre : le paiement s’effectue par prélèvement automatique, par télépaiement ou par carte bancaire les 5 février, 5 mai, 5 août et 5 novembre.Les cotisations aux régimes de retraite de base, retraite complémentaire, invalidité-décès et de l’avantage social vieillesse sont réglées auprès de la CARPIMKO.
À noter
La rémunération perçue au titre d’un mandat social dans une SELARL ou une SELAS relève du régime des assimilés salariés.En tant qu’infirmier libéral, l'adhésion à la CARPIMKO est obligatoire.
Elle est automatique à partir du moment où le professionnel a immatriculé son activité auprès du Guichet des formalités des entreprises en tant qu'indépendant libéral.
L'affiliation prend effet le 1er jour du trimestre civil suivant le début d'activité libérale.
Si l'activité commence le 3 avril, l'affiliation prend effet le 1er juillet.
Pour en savoir plus sur l’affiliation à la Carpimko :
CARPIMKOPour contacter la Carpimko :
Carpimko
La profession d’infirmier nécessite de respecter le code de déontologie des infirmiers. Celui-ci précise l’ensemble des droits et devoirs des infirmiers selon leurs modes ou lieux d’exercice.
Il précise notamment les relations avec les patients, les autres membres de la profession et les autres professionnels de santé.
Par exemple, l’infirmier doit respecter en toutes circonstances les principes de moralité, de probité, de loyauté et d’humanité indispensables à l’exercice de la profession.
Pour connaître en détail tous les droits et devoirs de la profession, l’Ordre des infirmiers met à disposition un code de déontologie commenté :
Ordre national des infirmiersLe code de déontologie des infirmiers a évolué afin d’assouplir les règles relatives à l’information du public. Désormais, les infirmiers peuvent communiquer plus largement sur leur activité professionnelle, notamment sur leurs documents professionnels, dans les annuaires destinés au public, sur leur plaque ou encore via un site internet.
À ce titre, ils sont autorisés à mentionner des informations telles que leurs compétences, leurs pratiques professionnelles, leur parcours ou encore les modalités de leur exercice.
Toutefois, cette faculté demeure strictement encadrée : les informations diffusées doivent être loyales, honnêtes, vérifiables et ne pas revêtir un caractère comparatif ou trompeur. Elles ne doivent en aucun cas s’apparenter à une démarche commerciale ou publicitaire.
Afin d’accompagner les professionnels dans cette évolution, le Conseil national de l’Ordre des infirmiers a adopté des recommandations précisant les conditions dans lesquelles cette information peut être délivrée :
Ordre national des infirmiersAttention
Le non-respect du code de déontologie est susceptible d’entraîner des sanctions disciplinaires prononcées par la chambre disciplinaire de première instance de l’Ordre des infirmiers compétente.Le cumul de l'exercice de la profession d’infirmier avec une autre activité doit respecter les principes de dignité, de qualité qu’exige son exercice professionnel et que l’autre activité professionnelle n’est pas exclue par la réglementation en vigueur.
Ainsi, les professions exposant à l'autocompérage sont interdites : cela signifie qu’il ne doit pas tirer profit des compétences qui lui sont reconnues. Par conséquent, un infirmier ne peut par exemple pas exercer la profession de fabricant ou vendeur de dispositifs médicaux (pansements, matériel médical, etc.).
L’infirmier a l’interdiction de transformer l’exercice de sa profession en activité commerciale. Il n’a donc pas la possibilité par exemple de faire du démarchage commercial auprès de ses patients.
De même, il est interdit de tenter d’obtenir pour lui-même ou pour autrui un avantage ou un profit injustifié. Par exemple, il ne peut pas utiliser un mandat électif, politique ou syndical, ou une fonction administrative pour accroître sa clientèle.
L’infirmier, peut s’il le souhaite, exercer son activité de manière mixte, c’est-à-dire, à la fois en tant que salarié (par exemple dans un établissement de santé) et libéral (propre cabinet ou société d’infirmiers).
Rien ne s’oppose donc à l’infirmier qui souhaite exercer une activité supplémentaire, tant qu’il respecte bien l’ensemble de ces critères.
Attention
Le fait d'exercer une activité complémentaire ne dispense pas l'infirmier de respecter les règles déontologiques applicables à sa profession. Il doit notamment s'assurer que cette activité est compatible avec la dignité de la profession, les exigences de son exercice professionnel et qu'elle ne crée pas de situation de conflit d'intérêts ou d'avantage indu.Pour plus d’informations, l’Ordre national des infirmiers met à disposition une fiche sur le cumul d’activités dans le secteur public et le secteur privé :
Ordre national des infirmiersÀ noter
Dans le cadre de l'exercice libéral, le principe posé pour l’exercice de la profession d’infirmier est celui du lieu unique d’exercice, déclaré comme sa résidence professionnelle lors de son inscription au tableau de l’ordre. L’infirmier peut demander au Conseil (inter)départemental de l’Ordre des infirmiers l’autorisation d’exercer sur un ou plusieurs sites distincts, si les besoins de la population l’exigent et lorsqu'il existe dans le secteur géographique considéré une carence ou une insuffisance de l'offre de soins préjudiciable aux besoins des patients ou à la continuité des soins.Afin de garantir la qualité des soins qu’il dispense et la sécurité du patient, l’infirmier inscrit au tableau de l’Ordre national des infirmiers (ONI) doit actualiser et perfectionner ses compétences tout au long de sa carrière, quel que soit son statut (libéral, salarié, etc.) ou son mode d’exercice.
Depuis le 1er janvier 2023, les infirmiers sont soumis à l’obligation de certification périodique. Le développement professionnel continu (DPC) reste opérationnel en 2026 et constitue une composante importante de cette certification. L’obligation autonome de DPC a vocation à disparaitre à compter de 2027 pour les professions à ordre. Les actions de DPC réalisées en 2026 seront pleinement prises en compte dans la certification périodique.
DPC
Le DPC (développement professionnel continu) a pour objectifs « le maintien et l’actualisation des compétences ainsi que l’amélioration des pratiques » professionnels des infirmiers :
Ordre national des infirmiers1. Obligation triennale
Il s’agit d’une obligation triennale. Sur une période de 3 ans, chaque infirmier doit justifier d’un parcours DPC comportant au moins deux des trois types d’actions suivants :
formation continue
évaluation des pratiques professionnelles
gestion des risques
Ce parcours doit également comporter au moins une action relevant des orientations nationales prioritaires.
2. Organisation du dispositif
Le dispositif est géré par l’Agence nationale du développement professionnel continue (ANDPC). Cette dernière :
enregistre les organismes qui souhaitent délivrer des actions de DPC, au regard de critères définis par arrêté
publie sur son site internet les actions de DPC, qu’elle a préalablement vérifier le contenu, au regard des orientations nationales prioritaires de DPC
À noter
Seules les actions validés et référencés par l’ANDPC permettent de satisfaire à l’obligation de DPC.3. Financement
L’ANDPC indemnise le suivi des actions DPC, au titre de la perte de revenu occasionnés par ce suivi pour, soit directement à l’infirmier, soit à l’employeur :
les infirmiers libéraux conventionnés
les infirmiers salariés exerçant dans un centre de santé conventionné avec l’Assurance Maladie
Pour les infirmiers exerçant dans un autre établissement (hôpital, clinique, EHPAD, structure médico-sociale, etc.), le financement relève de l’employeur (plan de développement des compétences) ou de l’opérateur de compétences (OPCO Santé).
Pour tout renseignement sur le DPC, le professionnel peut contacter l'ANDPC :
Agence nationale du développement professionnel continu (ANDPC)
Certification périodique
La certification périodique est obligatoire depuis le 1er janvier 2023 pour les professions de santé à ordre, dont les infirmiers.
Concernant la périodicité :
le cycle de droit commun est de 6 ans
la période transitoire pour les professionnels en exercice au 1er janvier 2023 est de 9 ans (jusqu’en 2032)
Contenu de l’obligation
La certification repose sur un programme minimal d’actions, défini par un référentiel propre à la profession infirmière, validé par arrêté ministériel après avis de la Haute Autorité de santé.
Ce programme s’articule autour de 4 axes :
actualisation des connaissances et des compétences
amélioration des pratiques professionnelles
qualité de la relation avec les patients
prise en compte de la santé du professionnel
Le référentiel prévoit la réalisation d’un nombre minimal d’actions sur l’ensemble du cycle, certaines actions pouvant relever de plusieurs axes. Les actions réalisées dans le cadre du DPC peuvent être prises en compte au titre de la certification périodique.
Traçabilité des actions
Les actions doivent être enregistrées dans un compte individuel accessible via le téléservice « Ma Certif’Pro Santé », en cours de déploiement progressif à partir de 2026.
Contrôle et suivi par l’Ordre
Les instances ordinales sont chargées de s’assurer du respect de l’obligation de certification périodique.
À ce titre, elles :
assurent un suivi continu des professionnels inscrits
accompagnent les professionnels dans le respect de leurs obligations
En cas de risque de non-respect de l’obligation, une alerte préventive peut être adressée à l’infirmier. Cette démarche vise à permettre une régularisation anticipée, sans caractère disciplinaire.
À l’issue du cycle, l’Ordre vérifie la réalisation du programme d’actions :
si l’obligation est remplie : délivrance d’une attestation et ouverture d’un nouveau cycle
si elle ne l’est pas : l’infirmier est invité à régulariser sa situation
Attention
En cas de manquement persistant :une procédure disciplinaire peut être engagéele manquement peut également, le cas échéant, être examiné au titre de l’insuffisance professionnelleCes mesures interviennent en dernier recours, le dispositif étant prioritairement fondé sur l’accompagnement des professionnels.La fixation des tarifs des honoraires dépend de votre situation conventionnelle :
Elle est libre si vous n’êtes pas conventionné avec l’Assurance Maladie : l’infirmier peut fixer ses honoraires comme il le souhaite, mais les actes ne sont pas remboursés par l’Assurance Maladie. De plus, l’infirmier n’a pas accès aux dispositifs de télétransmission.
Elle est fixe si vous êtes conventionné avec l’Assurance Maladie : dans ce cas, l’infirmier doit respecter les tarifs fixés par la Nomenclature générale des actes professionnels (NGAP), qui répertorie les actes remboursables et leur tarification. Il doit également appliquer laConvention nationale des infirmières et infirmiers libéraux.
L’infirmier qui exerce à titre libéral et qui reçoit des patients a l’obligation d’afficher, de manière visible et lisible dans les lieux de réception des patients (salle d’attente par exemple) :
les tarifs des honoraires pratiqués
leur tarif de remboursement par l’Assurance Maladie (si vous êtes conventionné)
Il est également obligatoire d’afficher d’autres informations, un des textes suivants, correspondant à votre situation conventionnelle :
Si vous êtes conventionné, il est nécessaire d’afficher le texte suivant :
« Votre professionnel de santé pratique des honoraires conformes aux tarifs de l'Assurance Maladie. Ces tarifs ne peuvent être dépassés, sauf en cas d'exigence exceptionnelle de votre part, s'agissant de l'horaire ou du lieu des actes pratiqués. Si votre professionnel de santé vous propose de réaliser certains actes qui ne sont pas remboursés par l'Assurance Maladie, il doit obligatoirement vous en informer. Dans le cas prévu ci-dessus où votre professionnel de santé peut déterminer librement ses honoraires ou ses dépassements d'honoraires, il en détermine le montant avec tact et mesure. »
Si vous n’êtes pas conventionné, il est nécessaire d’afficher le texte suivant :
« Votre professionnel de santé n'est pas conventionné avec l'Assurance Maladie ; il détermine librement le montant de ses honoraires. Le remboursement de l'Assurance Maladie se fait sur la base des tarifs d'autorité, dont le montant est très inférieur aux tarifs de remboursement pour les professionnels de santé conventionnés. Si votre professionnel de santé vous propose de réaliser certains actes qui ne sont pas remboursés par l'Assurance Maladie, il doit obligatoirement vous en informer. »
À noter
Les infirmiers qui exercent uniquement à domicile ne sont pas tenus d’afficher physiquement leurs tarifs, mais doivent informer clairement le patient des coûts des actes. Cette information peut être donnée oralement ou par écrit, et le respect des tarifs conventionnels reste obligatoire pour les infirmiers conventionnés.L'inscription au tableau de l'Ordre des infirmiers entraîne les obligations suivantes :
Signaler tout changement dans l’activité professionnelle (lieu d’exercice, mode d’exercice ou cessation d’activité)
Transmettre l’attestation de suivi de formation DPC (Développement Professionnel Continu) en cas de demande
Payer annuellement la cotisation à l’ordre des infirmiers
Profession paramédicale réglementée
Code APE : 86.90D / Code APE en 2027: 8694G
Code européen NACE : 86.90
Cotisations sociales : à régler auprès de l’Urssaf
Régime de sécurité sociale : Sécurité sociale des indépendants (SSI) ou Régime général de la sécurité sociale, selon le mode d’exercice
Protection sociale : CPAM (maladie), CARPIMKO (retraite)
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Services en ligne et formulaires
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Pour en savoir plus
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Références
-
Code de la santé publique : article L1111-3-2
Affichage des tarifs d’honoraires (infirmiers exerçant à titre libéral) -
Code de la santé publique : article L1142-2
Obligation de souscrire une assurance responsabilité civile -
Code de la santé publique : article L1142-25
Sanctions en cas de manquement à l’obligation d’assurance -
Code de la santé publique : article L1411-11
Accès aux soins de premier recours -
Code de la santé publique : article L4311-1
Missions de l’infirmier -
Code de la santé publique : article L4311-3
Titres de formation requis pour exercer la profession d’infirmier -
Code de la santé publique : article L4311-4
Autorisation individuelle à exercer la profession d’infirmier -
Code de la santé publique : article L4311-15
Obligation d’inscription à l’Ordre des infirmiers -
Code de la santé publique : article L4311-22
Libre prestation de services -
Code de la santé publique : article L4312-7
Paiement de la cotisation ordinale -
Code de la santé publique : article R4021-4
Obligation de suivi d’un parcours DPC -
Code de la santé publique : article R4021-5
Document de traçabilité électronique -
Code de la santé publique : article R4022-8
Elaboration et validation des référentiels professionnels (saisine de la HAS) -
Code de la santé publique : article R4022-18
Rôle des instances ordinales dans le suivi -
Code de la santé publique : article R4022-19
Modalités de contrôle -
Code de la santé publique : article R4022-23
Création et gestion du compte individuel « Ma Certif’Pro Santé » -
Code de la santé publique : article R4112-4
Recours auprès du conseil (inter)régional de l’Ordre -
Code de la santé publique : article R4112-5
Recours auprès du conseil national de l’Ordre -
Code de la santé publique : article R4311-38
Modalités de la déclaration de libre prestation de services -
Code de la santé publique : article R4311-38-1
Réception de la déclaration de libre prestation de services par le conseil national de l’ordre -
Code de la santé publique : article R4312-2
Serment et engagement déontologique lors de l’inscription au tableau de l’Ordre -
Code de la santé publique : article R4312-4
Principes de moralité, de probité, de loyauté et d’humanité -
Code de la santé publique : article R4312-46
Obligation pour l’infirmier d’actualiser et de perfectionner ses compétences -
Code de la santé publique : article R4312-54
Interdiction d’utiliser la profession pour obtenir un avantage -
Code de la santé publique : article R4312-55
Conditions de cumul de l’exercice d’infirmier avec d’autres activités -
Code de la santé publique : article R4312-59
Possibilité d’exercer la profession de manière mixte (cumul salarié et libéral) -
Code de la santé publique : article R4312-67
Lieu d’exercice de l’activité libérale -
Code de la santé publique : article R4312-72
Autorisation d’exercer sur un lieu d’exercice secondaire -
Code de la santé publique : article R4312-73
Nécessite d’un écrit pour tout contrat ou société -
Code de la santé publique : article R4312-76
Interdiction de pratiquer la profession comme un commerce -
Code de la santé publique : article R4312-77
Interdiction d’exercer dans un local commercial -
Code de la santé publique : article R4381-71
Société civile professionnelle (SCP) -
Code de la sécurité sociale : article L162-1-7
Nomenclature des actes -
LOI n° 2019-774 du 24 juillet 2019 relative à l'organisation et à la transformation du système de santé (1)
Organisation et transformation du système de santé -
Directive 2005/36/CE du 7 septembre 2005 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles
Diplômes ouvrant droit à l'exercice de la profession d’infirmier en France et dans toute l'UE -
Accord entre la Communauté européenne et ses États membres, d'une part, et la Confédération suisse, d'autre part, sur la libre circulation des personnes
Reconnaissance du diplôme suisse en France -
Ordonnance n° 2021-961 du 19 juillet 2021 relative à la certification périodique de certains professionnels de santé
Certification périodique -
Décret n° 2009-152 du 10 février 2009 relatif à l'information sur les tarifs d'honoraires pratiqués par les professionnels de santé
Affichage obligatoire des tarifs d’honoraires -
Décret n° 2016-1605 du 25 novembre 2016 portant code de déontologie des infirmiers
Définition du code de déontologie des infirmiers -
Décret n° 2020-1660 du 22 décembre 2020 portant modification du code de déontologie des infirmiers et relatif notamment à leur communication professionnelle
Modification des règles relatives à la communication professionnelle des infirmiers -
Décret n° 2024-258 du 22 mars 2024 relatif à la certification périodique de certains professionnels de santé
Certification périodique -
Décret n° 2025-1306 du 24 décembre 2025 relatif aux activités et compétences de la profession d'infirmier
Domaines d'activité et de compétence de l'infirmier diplômé d'Etat -
Décret n° 2025-1335 du 26 décembre 2025 relatif aux modalités de contrôle et au système d'information de la certification périodique de certains professionnels de santé
Modalités de contrôle et système d’information de la certification périodique -
Décret n° 2025-1336 du 26 décembre 2025 relatif aux conditions de la saisine pour avis de la Haute Autorité de santé sur les projets de référentiels de certification périodique élaborés pour chacune des professions à ordre, par les conseils nationaux
Conditions de la saisine sur les projets de référentiels de certification périodique -
Arrêté du 10 juin 2004 fixant la liste des diplômes, certificats et autres titres d'infirmier responsable des soins généraux délivrés par les Etats membres de l'Union européenne ou autres Etats parties à l'accord sur l'Espace économique européen, mentionnée à l'article L. 4311-3 du code de la santé publique
Liste des diplômes, certificats, et autres titres d’infirmier responsable des soins généraux -
Arrêté du 18 juillet 2007 portant approbation de la convention nationale destinée à régir les rapports entre les infirmières et les infirmiers libéraux et les organismes d'assurance maladie
Convention nationale des infirmières et infirmiers libéraux -
Arrêté du 31 juillet 2009 relatif au diplôme d'État d'infirmier
Référentiel de la formation au diplôme d'État d’infirmier -
Arrêté du 4 décembre 2017 relatif à la déclaration préalable de prestation de services pour les professions médicales et les pharmaciens
Contenu de la déclaration préalable (Article 2) -
Arrêté du 20 février 2026 relatif au diplôme d'Etat d'infirmier
Nouvelle organisation de la formation au diplôme d'État d’infirmier -
Arrêté du 26 février 2026 relatif aux référentiels de certification périodique des professions de santé relevant d'un ordre professionnel
Référentiels de certification périodique (incluant le référentiel applicable aux infirimiers) - Arrêté du 5 mai 2026 portant approbation de l'avenant n° 11 à la convention nationale organisant les rapports entre les infirmiers libéraux et l'assurance maladie signée le 22 juin 2007
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Arrêté du 26 juin 2026 fixant la liste des actes et soins pouvant être réalisés par les infirmiers diplômés d'Etat
Liste des actes et soins pouvant être réalisés par les infirmiers diplômés d'Etat
